Gabrielle Althen

LP1060538Gabrielle Althen habite à Paris et dans le Vaucluse. Professeur émérite de Littérature comparée de l’Université de Paris X-Nanterre, elle se consacre désormais à son œuvre.

Elle pense avoir toujours écrit (la chose est fort bien décrite par Joyce dans Portrait of an Artist as a Young Man), et certainement avant ce qu’on appelle des études. Sa première émotion vive, de nature strictement poétique, est liée à la lecture de Virgile, (L’Enéide et Les Eglogues) au lycéePlus tard, il y aura des rencontres, rencontres de peintres, rencontres de poètes, rencontre de René Char, qui toutes l’auront confirmée dans la certitude que l’acte de peindre ou d’écrire correspond à un engagement vital. Elles lui auront encore appris que l’on n’y est pas maître de tout  et qu’il n’est pas d’acte concerté de langage sans exigence de forme. Poète, Gabrielle Althen a publié une douzaine de recueils de poésie et un certain nombre de livres d’artistes. Elle s’intéresse aussi à la prose et a publié des nouvelles et un roman, Hôtel du vide, éd.  Aden, 2002. Son œuvre de création s’accompagne d’une réflexion critique qui fait l’objet d’articles ou de notes destinées à ses carnets de travail. D’où la publication d’essais et le concept qui lui tient à cœur de critique méditative.

 Elle collabore à de nombreuses revues françaises et étrangères, fait partie des comités de lecture de Siècle 21 et de Confluences poétiques et elle est membre de L’Académie Mallarmé et du jury du prix Louise Labé.

Ses recueils : Le Cœur solaire,  Rougerie, 1976 ; Midi tolère l’ovale de la sève,  Rougerie, 1978 ; Présomption de l’éclat,  Rougerie, 1981, Avec une eau-forte de Lorris Junec, Prix Louis Guillaume ; Emprise, Qui vive, avec une sérigraphie de Lorris Junec, 1981 ; Noria,  Rougerie, 1983 ; La Raison aimante, Sud, Eau-forte d’Edouard Pignon, épuisé ; Hiérarchies, Rougerie, 1988 ; Sans preuves, lithographies de Jan Vuijk, éditions de La Fenêtre, Paris, 1993 ; Le Pèlerin sentinelle, Le Cherche Midi, 1994, épuisé ; Le Nu virgile, dessins de Javier Vilato, La Barbacane, juin 1995, épuisé ; Cœur fondateur, Voix d’encre, 2006 ; L’Arbre à terre, Nu(e), 2000 ; La belle mendiante, René Char, lettres à Gabrielle Althen, l’Oreille du loup, 2009 ; Vie saxifrage, éditions Al Manar, 2012 ; Chuchotis, avec les acryliques de Lydia Padellec (la Lune bleue, 2012).

Son site : http://www.gabriellealthen.com/